Comme un grand livre ouvert. - Spiritualité.




Mardi 19 janvier 2010

Les enfants.

Khalil Gibran


Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

(extrait du recueil Le Prophète).

Daniel



Dimanche 20 décembre 2009

Merci Jean-Pierre!

Heureusement que le magnifique Jean-Pierre Ferland a écrit cette chanson trop peu connue pour nous rappeler que Noël, c'est aussi la Nativité de Jésus de Nazareth...

Marie et Joseph.

« Le ciel n'a mis qu'une étoile
Je n'ai rien d'autre à t'offrir
Je n'ai pas de cathédrale
Mais je t'aime à en mourir

La chambre n'est pas bien rose
C'est peut-être un avant-goût
De tant, de tant d'autres choses
Mets ta tête dans mon cou

Un avant-goût d'autre peine
Dont tu ne reviendras pas
En donnant ce que tu aimes
À qui tu ne connais pas

Marie tu sais que les hommes
Ne sont pas très très malins
Ce que tu leur abandonnes
Ne servira peut-être à rien

Sans en parler à personne
Si nous le gardions pour nous
Sans en parler à personne
Nous le gardions entre nous

Pour qu'il ait la vie facile
Nous l'appellerions Judas
Jésus c'est trop difficile
Il y a beaucoup trop de croix

Tu ne serais pas madone
Je ne serais pas élu
Tu n'aurais pas de couronne
Mais lui n'en aurait pas non plus

Je lui parlerais d'écorce
Toi de soleil et de pluie
Je lui apprendrais la force
Et toi, son "Je vous salue Marie"

C'est trop d'amour qui m'emporte
J'ai peur de te voir pleurer
L'étoile est à notre porte
Les bergers vont s'agiter


Voilà que le ciel s'étire
Pour laisser passer sa moitié
Il n'existe pas d'empire
Qui se forge sans peiner

Je voudrais tant que ceux qui poussent
Ceux-là qui vont en profiter
Marie mon cœur, Marie ma douce
T'aiment autant que je t'ai aimée. »

Jean-Pierre Ferland
Daniel


Dimanche 13 décembre 2009

Citations de Martin Luther King.

"Ce qui m'effraie, ce n'est pas l'oppression des méchants; c'est l'indifférence des bons".

"Celui qui accepte le mal sans lutter contre lui coopère avec lui."

"J'ai le rêve qu'un jour, mes quatre enfants vivront dans une nation où ils ne seront pas jugés pour la couleur de leur peau, mais pour leur caractère."

Pasteur Martin Luther King

Bon dimanche!

Daniel



Mardi 8 décembre 2009

Le bébé et l'eau du bain...

J’écoutais à la télé l’auteur Claude Jasmin qui, comme il le fait souvent, jacassait à une table ronde quelconque. Ce que disait ce grand-père va beaucoup dans le sens de ce que je pense. Ainsi, j’ai souvent écrit sur ce blog que le Québec, lors de la Révolution tranquille et après, a jeté le bébé avec l’eau du bain, de là, la perte de valeurs importantes, les dépressions, le taux de suicide élevé, etc.

Jasmin le dit un peu autrement mais ça se rejoint tout à fait. Il dit et je pense que les gens ont rejeté le christianisme, Jésus et son Évangile comme s’ils étaient tous athées, alors que par anticléricalisme, c’est simplement l’Église catholique, ses bourdes et son autorité qu’ils voulaient rejeter. Il ajoute que les valeurs de l’Évangile sont toujours grandioses et que le message du Christ ne devrait pas être rejeté, ce que je pense aussi.

En d’autres termes, j’ai aussi entendu des gens qui se disent athées, alors qu’ils ne sont qu’agnostiques. D’autres se disent agnostiques alors qu’ils ne sont qu’anticléricaux et laïcistes. Alors, je me dis qu’il faudrait faire un peu de ménage dans tout cela :

Athéisme : L’athéisme est une attitude ou une doctrine qui ne conçoit pas l’existence ou affirme l’inexistence de quelque dieu, divinité ou entité surnaturelle que ce soit, contrairement, par exemple, au déisme, au théisme et au panthéisme qui soutiennent ces existences.

Agnosticisme : L'agnosticisme est la position philosophique selon laquelle la vérité de certaines propositions, le plus souvent théologiques, concernant l'existence de Dieu ou des dieux est inconnaissable. C’est une pensée fondée sur le doute tant qu'il n'existe pas de vérité scientifique établie. La vérité parfaite et absolue, par définition fondée sur le dogme, ne peut être certaine.

Anticléricalisme : L'anticléricalisme est un positionnement idéologique qui refuse ou est très critique envers une forme d'autorité religieuse, le clergé, à son ingérence ou son influence sur la vie publique pour y imposer ses dogmes. L'anticléricalisme s'oppose au cléricalisme, principe qui prône la prédominance des idées religieuses dans la vie publique.

Donc, merci à Wikipédia!

Ainsi, un athée est un mec qui passe beaucoup de temps à parler d'un machin qui n'existe pas selon lui, Dieu.

Un agnostique est un type qui a des doutes sur tout ce qui ne lui est pas enseigné de façon scientifique comme 2 + 2 = 4. Il ne peut pas croire, il ne peut que savoir. Bref, il doute de tout.

L’anticlérical est celui qui aime bouffer du curé, qui n’accepte pas l’autorité du pape et de sa hiérarchie. Il n’a rien contre l’existence de Dieu, c’est contre les hommes qui disent Le représenter qu’il en a.

Bon voici! Ai-je éclairé quelqu’un ou vous ai-je mêlés davantage? ;-)

Daniel



Dimanche 1 novembre 2009

Admire ce jour.

Admire ce jour,

Car il est la vie,

La vie même de la vie.

Tout est là, dans sa courte durée:

Toute la réalité, toute la vérité de l'existence,

La félicité de la croissance,

La splendeur de l'action,

La gloire de la puissance...

Car hier n'est qu'un rêve

Et demain n'est qu'une vision.

Mais aujourd'hui, bien vécu,

Fait de chaque hier un rêve de bonheur

Et de chaque demain une vision d'espoir.

Donc, vis ce jour avec confiance.

Proverbe sanscrit.

Daniel



Dimanche 25 octobre 2009

Outrage.

"Ce serait un outrage à Dieu et au prochain

que de laisser l'affamé avoir faim sous

prétexte que Dieu est proche de sa misère."

Pasteur Dietrich Bonhoeffer,(1906-1945) pasteur et théologien luthérien allemand, militant anti-fasciste pendu en camp de concentration quelques jours avant la fin de la guerre.

Bon dimanche!

Daniel



Mardi 15 septembre 2009

Colère et amour.

Alors qu'un homme nettoyait sa nouvelle voiture, son fils de 4 ans ramassa un caillou et fit des graffitis sur le côté de sa voiture.
Dans un accès de colère, sans même regarder ce que représentaient les graffitis, l'homme prit la main de son fils et la frappa plusieurs fois; sans se rendre compte qu'il frappait avec une clé à molette.
A l'hôpital, le garçon perdit tous ses doigts, à cause des multiples fractures dont ils étaient victimes.
Quand le garçon vit son père tout triste, (à cause de sa blessure), il demanda :"Papa, quand est-ce-que mes doigts vont repousser?"
L'homme fût très secoué par la question et resta sans voix.
Il repartît vers sa voiture et la cogna plusieurs fois.
Dépité par ses propres actions, il s'assît devant la voiture.
Alors il vît ce que son fils avait gribouillé sur sa voiture et lut :"JE T'AIME PAPA!"

Le jour suivant, l'homme se suicida. 

La colère et l'amour n'ont pas de limites. Choisis toujours le dernier pour avoir une belle vie.  
Les choses sont créées pour être utilisées et les personnes pour être aimées.  
Mais le problème dans le monde d'aujourd'hui est que les personnes sont utilisées et les choses sont aimées.

Durant cette année gardons toujours ceci à l’esprit :

« Les choses sont créées pour être utilisées, mais les personnes sont créées pour être aimées. » 

Fais attention à tes pensées, elles deviennent souvent des paroles! 
Fais attention à tes paroles, elles deviennent souvent des actions!  
Fais attention à tes actions, elles deviennent des habitudes!  
Fais attention à tes habitudes, elles deviennent souvent ton caractère!  
Fais attention à ton caractère, il détermine souvent ton destin !  

Aujourd'hui est un jour unique !

Je suis heureux d'avoir reçu ce message puisque maintenant je peux le partager avec des personnes que j’aime.
Sache que la Volonté de Dieu ne t'amènera jamais là où sa grâce ne peut te protéger.  
Garde la Foi et demeure dans l'action de grâce, là est le bonheur! 

Daniel



Dimanche 6 septembre 2009

En moi tout est sombre.

En moi tout est sombre Mais en toi, Père, est la lumière.

Je suis seul, mais Tu ne m’abandonnes pas.

Je suis sans courage, Mais le secours est en toi.

Je suis inquiet, Mais la paix est en toi.

En moi habite l’amertume, Mais en toi est la patience.

Je ne comprends pas tes voies, Mais tu connais mon chemin.

Dietrich Bonhoeffer.

 

Dietrich Bonhoeffer est un pasteur luthérien et résistant au nazisme, emprisonné et tué pendant la Deuxième Guerre Mondiale.

 Daniel



Vendredi 26 juin 2009

... OU...

Ou la vie est absurde, ou elle est divine. Quelle question!

Bonne journée! Vivez à fond!

Daniel



Dimanche 26 avril 2009

L'humanité.

"Prions pour que l'humanité ne quitte jamais la terre pour aller répandre ailleurs ses iniquités."

C.S. Lewis

Bon dimanche!

Daniel



Dimanche 15 février 2009

L'enfant intérieur.

Le fait est que finalement, nous sommes tous devenus adultes. On aurait pu prolonger indéfiniment l’enfance de notre vie. Tout le monde aurait pu, non? Tout jeunes, nous rêvions d’un idéal, on l’appelait, on le guettait, on y aspirait de tout notre cœur. Et puis, le jour où il s’est dessiné, on a eu peur de le vivre. On a eu peur de ne pas être à la hauteur de nos propres rêves. On a eu peur de marier cet idéal à une réalité dont on devenait responsables. C’est si facile de renoncer à être adulte, si facile d’oublier ses fautes, de mettre l’erreur sur le compte d’une fatalité qui masque nos paresses.

 

Il est aussi facile de tout mettre sur le dos des autres, de les juger, de les condamner et de s’absoudre par le fait même. « Mon père était comme ci », « Ma mère était comme ça. » On se dit d’une famille pauvre, sans ambition, dysfonctionnelle. Puis, on justifie aussi ses propres dysfonctions, ses propres peurs, sa propre ingratitude. On a peur d’avancer dans la vie et on n’aime pas ce que l’on voit, des autres d’abord puis de soi, tout au fond de son âme. On devient un être irresponsable envers ses rêves, qui fait de sa vie un lot de faux-fuyants et de prétextes à se vautrer dans la boue de ses propres peurs : la peur de ne pas être aimé, la peur d’être rejeté, d’être abandonné, d’être trahi, de ne pas être à la hauteur simplement. Et on met ses masques : ceux de la fuite, de la dépendance, de l’infantilisme, ceux du contrôle, de la rigidité et le pire, le masque du paraître ou du matérialisme. On a alors perdu son idéal, ses rêves…

 

On fait les choses parce que la société nous dit de les faire, parce qu’on a peur des quand-dira-t-on, des jugements de surface, et on fait semblant d’avancer, on se fait croire que l’on avance, parce que cette même société nous juge selon les seuls critères de la productivité et de l’avoir. Et le pire, c’est qu’on le sait. Ainsi, on fait un autre travail que celui qu’on aurait aimer faire. On se marie parce qu’il faut bien se caser. On s’habille du manteau que les autres veulent voir sur son dos. Et on s’enlise pour longtemps, pour trop longtemps.

 

Puis le réveil sonne. La crise de la trentaine ou de la quarantaine arrive. Et on se dit : pourquoi ne ferais-je pas ce que mes rêves me dictent depuis l’enfance? Remise en question douloureuse s’il en est. Et on « s’instrospecte » à s’en rendre malade, on se réfugie dans son petit jardin secret, on cherche, on se cherche. On y construit une muraille inattaquable sans se rendre compte que l’on nage encore dans ses peurs : la peur de réaliser ses rêves, la peur de s’aimer, la peur d’aimer l’autre, la peur de vivre, tout simplement.

 

Et un jour, comme le chevalier du Moyen-Âge, on tombe en bas de ce beau cheval que fut sa monture aux yeux des autres. C’est utile et protecteur une armure, quand on est à dos de cheval et qu’on fonce dans ses peurs en étant quelqu’un d’autre que soi-même, toujours selon les vœux de la société. Mais l’armure devient encombrant quand on est tombé au bas de son cheval on que l’on court avec cette armure sur le dos, quand on court vers l’inconnu d’une vie qui avance inéluctablement vers une fin éventuelle.

 

Et ce n’est que petit à petit qu’on réussira à enlever cette armure et à refaire comme l’enfant qui dormait en soi, cet enfant que l’on a endormi en soi et qu’on a enfin envie d’écouter. Et c’est là, juste là que le bonheur arrive, dans cette écoute attentive de sa voix intérieure, dans ce lâcher-prise bienfaisant, dans cette gratitude totale envers la Vie, qu’on la nomme Puissance supérieure, Dieu ou toutes autres appellations. Dans cet ici-maintenant qui seul nous appartient.

 

Tu es une poussière d’étoile tombée sur la terre pour apprendre la Vie, puis pour éclairer les zones ombragées. Tu es une parcelle, une étincelle divine qui désire, sans le savoir nécessairement, retourner vers le grand Tout que tu as quitté, comme quand tu reviens d’un voyage, tu désires te retrouver chez toi, dans tes choses. Mais d’ici là…

 

CARPE DIEM!

 

Daniel



Dimanche 1 février 2009

Petite pensée endimanchée.

Mère Térésa nous parle de la prière :

«Prier, ce n'est pas demander; c'est se mettre dans les mains de Dieu, à sa disposition, et écouter sa voix au plus profond de notre cœur.»

«La prière est la respiration de l’âme, sans la force que nous recevons de la prière, notre vie serait impossible.»

«Le fruit du silence est la Prière, le fruit de la Prière est la Foi, le fruit de la Foi est l’Amour, le fruit de l’Amour est le service, le fruit du Service est la Paix.»

«La prière nous donne un regard neuf sur toute chose.» Il faut susciter la prière dans votre famille, la proposer à vos jeunes enfants. Apprenez leur à prier, car un enfant qui prie est un enfant heureux; une famille qui prie est une famille unie.

Daniel



Jeudi 25 décembre 2008

Marie et Joseph (ou la plus belle histoire d'amour).

Le ciel n'a mis qu'une étoile
Je n'ai rien d'autre à t'offrir
Je n'ai pas de cathédrale
Mais je t'aime à en mourir

La chambre n'est pas bien rose
C'est peut-être un avant-goût
De tant, de tant d'autres choses
Mets ta tête dans mon cou

Un avant-goût d'autre peine
Dont tu ne reviendras pas
En donnant ce que tu aimes
À qui tu ne connais pas

Marie tu sais que les hommes
Ne sont pas très très malins
Ce que tu leur abandonnes
Ne servira peut-être à rien

Sans en parler à personne
Si nous le gardions pour nous
Sans en parler à personne
Nous le gardions entre nous

Pour qu'il ait la vie facile
Nous l'appellerions Judas
Jésus c'est trop difficile
Il y a beaucoup trop de croix

Tu ne serais pas madone
Je ne serais pas élu
Tu n'aurais pas de couronne
Mais lui n'en aurait pas non plus

Je lui parlerais d'écorce
Toi de soleil et de pluie
Je lui apprendrais la force
Et toi, son "Je vous salue Marie"

C'est trop d'amour qui m'emporte
J'ai peur de te voir pleurer
L'étoile est à notre porte
Les bergers vont s'agiter

Voilà que le ciel s'étire
Pour laisser passer sa moitié
Il n'existe pas d'empire
Qui se forge sans peiner

Je voudrais tant que ceux qui poussent
Ceux-là qui vont en profiter
Marie mon cœur, Marie ma douce
T'aiment autant que je t'ai aimé.

Chanson de Jean-Pierre Ferland.

Daniel



Dimanche 21 décembre 2008

Pensée du dimanche.

Des mots aimables peuvent être courts et faciles à dire, mais leur écho est vraiment sans fin.[


 Mère Teresa



Samedi 20 décembre 2008

Une fille aveugle.

  

  Une fille aveugle se détestait tellement parce qu'elle était aveugle.  Elle haïssait tout le monde sauf son ami de garçon.  

  Il était toujours là pour elle.  Un jour, elle lui dit "Si seulement je pouvais voir le monde, je me marierais avec toi."
  Un jour, quelqu'un lui a fait le don de ses yeux.  Quand les bandages ont été enlevés, elle fut capable de tout voir incluant son ami de garçon. 

  Il lui demanda, "Maintenant que tu peux voir le monde, te marieras-tu avec moi ?"  La fille le regarda et vit qu'il était aveugle aussi.  La vue de ses paupières fermées la bouleversa.  

  Elle ne s'attendait pas à ça.La pensée de le voir ainsi pour le reste de sa vie la mena à refuser de le marier.   

  Son ami quitta en pleurs et quelques jours plus tard lui écrivit une note qui disait : »Prends bien soin de tes yeux, ma chérie, car avant qu'ils deviennent les tiens ils étaient les miens."   

  Voici comment le cerveau humain fonctionne souvent quand notre état change.   Seulement très peu de personnes se rappellent ce qu'était la vie avant, et qui était toujours à leurs côtés dans les situations les plus douloureuses.  

Aujourd'hui
avant de dire un mot cruel- rappelez-vous de celui ou celle qui ne peut pas parler. 

 Avant
de vous plaindre du goût de la nourriture- Pensez à celui ou celle qui n'a rien à manger.
  

Avant
de vous plaindre de votre mari ou femme-Pensez à celui ou celle qui implore Dieu pour un compagnon ou compagne.
  

Aujourd'hui
avant de vous plaindre de la vie - Pensez à celui ou celle qui est parti (e) trop tôt d’ici-bas.
 

  Avant
de pleurnicher de la distance à conduire - Pensez à celui ou celle qui fait à pied la même distance.
 

 Et quand
vous êtes fatigué (e) et vous plaignez de votre travail - Pensez à celui ou celle qui n'a pas d'emploi, la personne handicapée et ceux et celles qui aimeraient avoir un travail.
 

  Et quand
les pensées déprimantes semblent vous abattre - Mettez un sourire sur votre visage et pensez que : Vous êtes en vie et vous êtes encore là.



Lundi 8 décembre 2008

Les enfants.

Khalil Gibran


Et une femme qui portait un enfant dans les bras dit,
Parlez-nous des Enfants.
Et il dit : Vos enfants ne sont pas vos enfants.
Ils sont les fils et les filles de l'appel de la Vie à elle-même,
Ils viennent à travers vous mais non de vous.
Et bien qu'ils soient avec vous, ils ne vous appartiennent pas.

Vous pouvez leur donner votre amour mais non point vos pensées,
Car ils ont leurs propres pensées.
Vous pouvez accueillir leurs corps mais pas leurs âmes,
Car leurs âmes habitent la maison de demain, que vous ne pouvez visiter,
pas même dans vos rêves.
Vous pouvez vous efforcer d'être comme eux,
mais ne tentez pas de les faire comme vous.
Car la vie ne va pas en arrière, ni ne s'attarde avec hier.

Vous êtes les arcs par qui vos enfants, comme des flèches vivantes, sont projetés.
L'Archer voit le but sur le chemin de l'infini, et Il vous tend de Sa puissance
pour que Ses flèches puissent voler vite et loin.
Que votre tension par la main de l'Archer soit pour la joie;
Car de même qu'Il aime la flèche qui vole, Il aime l'arc qui est stable.

(extrait du recueil Le Prophète).

Daniel


Dimanche 7 décembre 2008

Petite pensée du dimanche.

Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères,
sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots.
(Martin Luther King)

Bon dimanche!

Daniel



Vendredi 21 novembre 2008

Oser vivre...

« Ah! combien ceux qui croient avoir peur de la mort ont en réalité peur de la vie et peur d’eux-mêmes".

 

"Osez vivre.

Osez au moins respirer.

Osez vous ouvrir.

Osez ressentir".

"Plus on vit, moins on pense, plus on pense, moins on vit".

"L’important n’est pas de penser, l’important, c’est de ressentir".

 

C’est Arnaud Desjardins qui écrit ces phrases dans son livre L’audace de vivre aux Éditions de la Table ronde, Pocket. Je vous présenterai ce livre aussitôt que j'aurai fini de le lire.

 

Daniel



Lundi 10 novembre 2008

"La tombe est un berceau" de Doris Lussier.

Doris Lussier était beaucoup plus que le père Gédéon. Cet érudit québécois a écrit un des plus beaux textes qu'il m'ait été donné de lire. Je vous le présente ici:

Je n'ai qu'une toute petite foi naturelle, fragile, vacillante, bougonneuse et toujours inquiète. Une foi qui ressemble bien plus à une espérance qu'à une certitude.
Mais voyez-vous, à la courte lumière de ma faible raison, il m'apparaît irrationnel, absurde, injuste et contradictoire que la vie humaine ne soit qu'un insignifiant passage de quelques centaines de jours sur cette terre ingrate et somptueuse.
Il me semble impensable que la vie, une fois commencée, se termine bêtement par une triste dissolution dans la matière, et que l'âme, comme une splendeur éphémère, sombre dans le néant après avoir inutilement été le lieu spirituel et sensible de si prodigieuses clarté, de si riches espérances et de si douces affections.

Il me parait répugner à la raison de l'homme autant qu'à la providence de Dieu que l'existence ne soit que temporelle et qu'un être humain n'ait pas plus de valeur et d'autre destin qu'un caillou.

J'ai déjà vécu beaucoup plus que la moitié de ma vie; je sais que je suis sur l'autre versant des cimes et que j'ai plus de passé que d'avenir.
Alors j'ai sagement apprivoisé l'idée de ma mort.
Je l'ai domestiquée et j'en ai fait ma compagne si quotidienne qu'elle ne m'effraie plus…ou presque.

Au contraire, elle va jusqu'à m'inspirer des pensées de joie. On dirait que la mort m'apprend à vivre. Si bien que j'en suis venu à penser que la vraie mort, ce n'est pas mourir, c'est perdre sa raison de vivre.

Et bientôt, quand ce sera mon tour de monter derrière les étoiles, et de passer de l'autre côté du mystère, je saurai alors quelle était ma raison de vivre. Pas avant.

Mourir, c'est savoir, enfin. Sans l'espérance, non seulement la mort n'a plus de sens, mais la vie non plus n'en a pas.

Ce que je trouve beau dans le destin humain, malgré son apparente cruauté, c’est que, pour moi, mourir, ce n’est pas finir, c’est continuer autrement. Un être humain qui s’éteint, ce n’est pas un mortel qui finit, c’est un immortel qui commence.

La tombe est un berceau.Mourir au monde, c'est naître à l'éternité.
Car la mort n'est que la porte noire qui s'ouvre sur la lumière.  La mort ne peut pas tuer ce qui ne meurt pas. Or notre âme est immortelle. Il n’y a qu’une chose qui peut justifier la mort…. C’est l’immortalité.
Mourir, au fond, c’est peut-être aussi beau que de naître. Est-ce que le soleil couchant n’est pas aussi beau que le soleil levant ? Un bateau qui arrive à bon port, n’est-ce pas un événement heureux ?

Et si naître n’est qu’une façon douloureuse d’accéder au bonheur de la vie, pourquoi mourir ne serait-il pas qu’une façon douloureuse de devenir heureux ?

La plus jolie chose que j'ai lue sur la mort, c'est Victor Hugo qui l'a écrite. C'est un admirable chant d'espérance en même temps qu'un poème d'immortalité.
"Je dis que le tombeau qui sur la mort se ferme
Ouvre le firmament,
Et que ce qu'ici bas nous prenons pour le terme
Est le commencement."

Daniel



Dimanche 9 novembre 2008

Pensée du dimanche.

Mentir, c'est dire une chose en sachant qu'elle n'est pas vraie. Cette lapalissade est moins anodine qu'il y paraît, car le mensonge est tellement entré dans nos habitudes que nous n'y faisons même plus attention. Les hommes politiques nous mentent, la pub nous ment, les compagnies d'assurances nous mentent, nos enfants, nos parents, nos voisins nous mentent.. et, à notre tour, nous leur mentons.

Mais au fait pourquoi ment-on ? Souvent pour se protéger quand on se sent en difficulté, pour éviter un conflit ou par crainte d'être accusé ou critiqué. On ment aussi par calcul, pour obtenir quelque chose de quelqu'un ou pour l'impressionner.

Mentir c'est mettre l'autre à distance, en le traitant soit comme un adversaire dont il convient de se défendre, soit comme un inférieur facile à gruger.

Le mensonge traduit un manque de respect vis-à-vis des autres mais aussi de soi: il prouve une incapacité à s'accepter et à se présenter tel qu'on est, en toute spontanéité et simplicité.

Comment s'en libérer ?

En comprenant que mentir, ce n'est pas se simplifier la vie mais bien souvent se la compliquer. Chaque fois que nous mentons, nous érigeons un mur entre nous et l'autre : nous embrouillons nos relations avec lui en coupant à la racine toute possibilité de vraie communication.

En pensant à ce que nous ressentons quand nous découvrons qu'on nous a menti, et à l'opinion que nous avons de ceux qui nous mentent.

En se souvenant que, comme tous nos actes nuisibles, chaque mensonge alourdit un peu plus notre karma.

Extrait de Bouddhisme au quotidien par Nathalie Chassériau. Hachette pratique.

Daniel


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