Comme un grand livre ouvert. - Poésie.




Jeudi 31 juillet 2008

A fleur de peau.

A fleur de peau

Joue contre joue

Larmes de redoux

Entre nous

 

A fleur de votre dos

Mes doigts fureteurs dénouent

Ces noeuds arrière-goût

D'un malaise dissous

A fleur de vos yeux clos

Mes lèvres prennent le goût

D'un sel déjà si doux

Qu'une larme amadoue

A fleur d'un peu plus haut

Mes doigts assoiffés jouent

Dans la forêt acajou

De vos longs cheveux roux

A fleur de notre peau

Le temps coule mou

Efface les remous

Et tout se désenroue

Entre nous.

 

Daniel

 

© Daniel  2000

 



Jeudi 03 juillet 2008

Merci, Samuel de Champlain!

 

UN PAYS DE GÉANTS.

Je suis d’un pays fabriqué par des géants

Pays où les glaciers ont creusé mille fjords

De ma chère Gaspésie jusqu’au Lac St-Jean

Du Saguenay joli jusqu’à la Vallée des Forts

Je suis d’une contrée où s’essouffle le vent

Où le soleil réchauffe tous nos engouements

J’y vois grande féerie d’aurores boréales

De l’Abitibi jusqu’aux rues de  Montréal

Dans ce coin de terre, les hommes sont des géants

Les femmes sont belles comme rosée du matin

Les millions d’enfants qui habitent ce jardin

Labourent  leur mémoire au socle des printemps

Un coin de paradis où vivent tous les saints

Où l’Église a fleuri ses clochers anges-gardiens

Où la langue rude et fière a gardé ses racines

Chantante et ronde aux accents de sonatine

Je suis du pays où l’hiver fut inventé

Où le froid glace l’échine autant que les pieds

Où les cœurs sont chauds comme les geysers du monde

Et les chansons d’époque sont de France profonde

Une terre où les troubadours  s’accompagnent

D’un violon bûché au plus haut des montagnes

Et ces cordes vibrées en battant de leurs pieds

Le plancher fait de bouleaux dans les bois coupés

Ils les ont empruntées aux vents de Bretagne

Comme pour mieux pleurer la douce mère-patrie

Ont conservé en bouche l’accent de Normandie

Roulements de tambour glissant entre les dents

Du parleur trop pressé de faire son boniment

Je suis d’un pays  fabriqué par des géants

Partis de loin pour partager un continent

Avec ceux qui étaient là,  nos frères de sang

Pour former ce peuple métissé par les ans

Ce peuple fait pour durer éternellement.

 

VIVE QUÉBEC, VIVE LE QUÉBEC!

 

 

Daniel

(c) 1998



Vendredi 02 mai 2008

Petit poème sidéral.

T'as fait de moi un animal
Un fou, un feu de Bengale
Je suis parti comme en cavale
Sur ton bateau amiral
Toi, la femme fatale
Tu m'as endormi au pentothal
Moi, le pauvre tantale
Qui te croyait simple vestale
Tu m'amèmes au point zénithal
Tu m'enlaces de tes pétales
Tu es mon amour floral
Je suis un zombi étal
Ton esclave, ton commensal
Ton instrument orbital
Ton serviteur, ton éristale
Je suis perdu dans les dédales
De ton système féodal
Je vais crier au scandale
De ma prison abyssale
Du fond de mon arrière-sale
Je vais devenir anencéphale
Si tu ne cesses tes rafales
De cet amour phénoménal
Presque caricatural
Je suis un homme horizontal
Pris dans un combat inégal
Une guerre unilatérale
Gagnée par une femme sculpturale
Une ondine vespérale
Et je m'endors amoral
Dans ce lit carcéral
T'as fait de moi un animal
Un animal peu banal
T'as fait de moi un animal
Un animal peu social
T'as fait de moi un animal
Un animal libidinal
T'as fait de moi un animal...
 
Daniel
(C) 1999


Jeudi 17 avril 2008

Cruauté des ans.

Pendant que tant de peurs
Gisent au fond de mon coeur
Tu ne sais pas ce mal
Qui m'étreint, glacial

Comme oiseau de janvier
Dans la neige gelé
Ton âme ne voit pas
Tout ce qu'elle souffrira

Du regard sur ma vie
Qui déjà se languit
Tu ignores tout, absente
De ce mal qui me hante

Et cette fuite en arrière
Pour rajeunir mon sort
A malgré mes efforts
Caché tous mes repères

Je tâtonne ma vie
Comme aveugle souffrant
Et je pleure à l'envi
La cruauté des ans

Quelques heures braconnées
Au feuillage du temps
Ne feront qu'aggraver
Ce malaise lancinant

Cruauté des ans
Cicatrices d'antan
Cruauté des ans
Plongeon dans le temps.
 
Daniel

(c)1999


Mardi 08 avril 2008

Poème pour une femme seule.

Je sais que tu as mal à ta vie

Que souvent, tu frôles la folie

Alors, ton coeur s'emballe

Et tu dérailles

Ton amour est parti

Vers d'autres cieux

Vers d'autres lieux

Et tu gémis

Contre la vie

Quand tu es triste

Cela m'attriste

Et quand tu pleures

C'est moi qui meurs

Tu fuis le monde

Dans cette immonde

Poudre de rêve

Et moi j'en crève

Sors de ta nuit

Sors de ton lit

Il n'est plus là

Parti là-bas

Vers d'autres cieux

Vers d'autres lieux

Regarde ici

Et vois, j'y suis.

 

Daniel

© 1998



Jeudi 03 avril 2008

Les anges-disques.

Mais Dieu eut pitié
Des hommes si tristes
Il a donc créé
Les anges-disques
Chansons binaires
Et virtuels airs
Qui tournent en jazz
Ou en soul music
Pleins de grâce
Si mélancoliques
Sous leur allure exotique
Aux dessous vaporeux
Ils ondulent cathodiques
Mémoires informatiques
Aux sourires brumeux
Mystérieux logiciels
Qui promettent le ciel
Courriels prometteurs
Gospels enjôleurs
Décibels assomants
Chapelle des déments
Je regarde mon écran
De lui seul je dépends.
 
Daniel
 
(c) 1998 


Dimanche 23 mars 2008

RE comme ressusciter.

Vaincre la mort

La mort de l'âme

Plus que survivre

Revivre

Ressusciter de ses cendres

Resurgir de nulle part

Repartir à zéro

Renaître

Ressentir

Resplendir

Retenir son courroux

Résoudre ses conflits

Restaurer ses heures

Revisiter sa pensée

Retapisser son âme

Réveiller ses sens

Revaloriser son être

Retremper son coeur

Réunir ses forces

Retrousser ses manches

Resserrer les rangs

Répondre à l'appel

Retentir ses tambours

Réagir

Rêver pour rêver

Réviser ses positions

Revendiquer le bonheur

Revêtir ses beaux habits

Retarder l'échéance

Vaincre la mort

La mort de l'âme

Plus que survivre

Renaître

Revivre

Respirer enfin

Le petit prince est revenu

Le Roi des rois est de retour

Respirer enfin

Ressusciter en soi

Pour l’éternité

 

©Daniel  2001

 



Mardi 18 mars 2008

Matin de fin du monde.

Mélancolie d'un coeur brisé

En ce matin de fin du monde

Dis-moi pourquoi tu m'as quitté

Pourquoi faut-il que tout s'effondre

 

Seul à cette table où j'ai fumé

Ces souvenirs qui nous unissent

Et où j'ai bu de profundis

Les affres de ma liberté

 

Dans la froideur de tes yeux froids

Tous ces givres qui me glacent

Ont gelé mon coeur d'un effroi

Qui n'a d'égal que tes sarcasmes

 

J'irai me réfugier en moi

Dans ces profondeurs maladives

Où n'existera plus l'émoi

Des sentiments que l'on  ravive

 

J'irai me recréer un monde

Où tous les liens se dénoueront

Où seule l'indifférrence abonde

Dans un grand désert moribond

 

J'assécherai mes larmes

A tous les grands vents de l'oubli

Et j'arroserai la flamme

Qui à ton coeur m'aura uni

 

Mélancolie d'un coeur brisé

En ce matin de fin du monde

Pourquoi faut-il que tout s'effondre

Pourquoi faut-il qu'elle m'ait quitté.

 

Daniel 

(C) 1998  



Dimanche 16 mars 2008

À fleur de peau...

 

A fleur de peau

Joue contre joue

Larmes de redoux

Entre nous

A fleur de votre dos

Mes doigts fureteurs dénouent

Ces noeuds arrière-goût

D'un malaise dissous

A fleur de vos yeux clos

Mes lèvres prennent le goût

D'un sel déjà si doux

Qu'une larme amadoue

A fleur d'un peu plus haut

Mes doigts assoiffés jouent

Dans la forêt acajou

De vos longs cheveux roux

A fleur de notre peau

Le temps coule mou

Efface les remous

Et tout se désenroue

Entre nous.

 

Daniel

© 2000



Mercredi 12 mars 2008

Vers l'unique Lumière.

 

Traverser des mondes de fureur

Transcender l’esprit qui se meurt

Courir là-bas à perte d’âme

Vers ce point qui me réclame

Avancer sur un tapis roulant

Qui va plus vite que le vent

Tourbillon où parfois se perd

Ce temps fuyant qui accélère

Ouragan peuplé de misères

Qui s’accumulent au gré des ans

Névrose de ceux qui voudraient

Ne pas voir ce qui les effraie

Qui avancent vers l’arrière

Qui reculent vers l’avant

Longue fuite vers ce point

Du bout des misères

Et je vais vers ce point

Vers l'unique Lumière.

 

Daniel

(C) 1998



Lundi 10 mars 2008

Matin de fin du monde.

Mélancolie d'un coeur brisé

En ce matin de fin du monde

Dis-moi pourquoi tu m'as quitté

Pourquoi faut-il que tout s'effondre

 

Seul à cette table où j'ai fumé

Ces souvenirs qui nous unissent

Et où j'ai bu de profundis

Les affres de ma liberté

 

Dans la froideur de tes yeux froids

Tous ces givres qui me glacent

Ont gelé mon coeur d'un effroi

Qui n'a d'égal que tes sarcasmes

 

J'irai me réfugier en moi

Dans ces profondeurs maladives

Où n'existera plus l'émoi

Des sentiments que l'on  ravive

 

J'irai me recréer un monde

Où tous les liens se dénoueront

Où seule l'indifférrence abonde

Dans un grand désert moribond

 

J'assécherai mes larmes

A tous les grands vents de l'oubli

Et j'arroserai la flamme

Qui à ton coeur m'aura uni

 

Mélancolie d'un coeur brisé

En ce matin de fin du monde

Pourquoi faut-il que tout s'effondre

Pourquoi faut-il qu'elle m'ait quitté.

 

Daniel

(C) 1998  



Samedi 23 février 2008

SLAM et RAP.

 

UNE JEUNESSE PROPHÉTIQUE.

Moi, quand j’entends un SLAM

J’ai le cœur qui se pâme

Et ce Grand Corps Malade

N'a pas de fausse façade

Il vient me toucher fort

Quand il raconte son sort

Avec sa voix de basse

J’écoute et puis j’écrase

Moi, quand j’entends un RAP

Un RAP intelligent

J’ai l’âme qui dérape

Mes larmes coulent souvent.

J’aime les Loco locass

Je les trouve brillants

Je vois ma vie qui passe

Et eux qui vont devant

Puis les cowboys fringants

Avec « La paix des braves »

Ou « Plus rien » au devant

Me parlent de choses graves

Comme du continent

Ou de la fin des temps

Vue la folie de l’homme

Ils nous disent en somme

Que notre avenir faiblit

Que l’homme se déconstruit

Que notre avenir faiblit

Que l’homme s’autodétruit

Qu’il crache sur la vie

Qu’il crache sur sa vie

 

Pauvre de lui!

 

Daniel

(C) 2008