Comme un grand livre ouvert. - Poésie.




Jeudi 17 décembre 2009

Le long hiver.

Comme si de rien n'était, je remets ce poème que j'ai écrit depuis un certain temps déjà. La forme et les mots peuvent parfois paraître drôles, mais je pense que tout cela porte à la réflexion et n'est pas drôle du tout pour nos itinérants.

Le nez collé dans la vitrine

D'un vieux Café d'la Catherine

J'r'garde passer l'hiver, c'est long

Quand on n'est pas dans son salon

Quand on n'est pas dans son salon

J'me rappelle même plus si j'patine

J'ai jamais fait d'taxi-bottines

J'fais pas d'snow board

J'ai pus d'skis d'fond

Je r'garde passer l'hiver, c'est long

Va donc t'faire voir à Djibouti

Ou à queq'part en Orient

Icitte, t'as rien que des ennemis

Pis ils t'haïssent en sacrament

Pis ils t'haïssent en sacrament

Même les scrappers savent pus quoi faire

Toutes les souffleuses sont essoufflées

Pis les niaiseux qui crachent en l'air

Ont pus peur d'le r'cevoir su' l'nez

Ont pus peur d'le r'cevoir su' l'nez

J' m'ennuie d'la pluie, j'm'ennuie d'l'automne

M'semble que j'serais un autre homme

Si j'pouvais boire une bonne grosse Mol

Sur la terrasse d'la Vieille École

Sur la terrasse d'la Vieille École

Arrête de m'dire que j'suis croulant

Arrête d m'dire que j'ai pus d'gutts

J'voudrais m'asseoir seul sur un banc

Pis garrocher toutes mes peanuts

Aux p'tits écureuils du Carré

Qui ont tout leur temps à m'donner

Maudit hiver qu'il va être long

Quand on n'est pas dans son salon

Maudit hiver qu'il va être long

Pis moé j'en n'ai même pas d'salon.

 

Daniel

© 1998



Samedi 5 décembre 2009

Quatorze fleurs.

En hommage à nos 14 filles assassinées à Politechnique de Montréal.

Quatorze fleurs

Perçant les nuages

Sont fauchées

Pour rien

Tout leur labeur

Leurs rêves, leur message

Détruits pour rien

 

Non! Non!

Je ne veux pas qu’elles soient parties pour rien

Non! Non!

Faut pas qu’elles soient parties pour rien

 

Quatorze flammes

Bougies d’allumage

Se sont éteintes

Pour rien

Devant ce drame

Nos cœurs crient de rage

Mourir pour rien

 

Quatorze sœurs

Un très beau chemin

Qui s’arrête

Pour vraiment rien

Tu me fais peur

Pauvre frère assassin

Tu sèmes la mort

Pour rien

Daniel

© 1990



Vendredi 13 novembre 2009

Dormir sa vie.

Dormir sa vie comme on dort ses nuits

Apeuré de tout et de soi d'abord

Engourdir sa vie comme chat endormi

Dormir sa vie quand l'amour est mort

Vivoter et non vivre

C'est le lot des meurtris

Vivoter et non vivre

Tombé en léthargie

Dans son enfer enfoui

Entre deux parenthèses

En attendant que la vie

Enfin nous apaise

Dormir sa vie comme on dort ses nuits

Apeuré de tout et de soi d'abord

Engourdir sa vie comme chat endormi

Dormir sa vie en pleurant sur son sort

Geler sa vie

Comme cerveau mort

Qui distille l'ennui

Et refuse ses torts

Échanger un plat de lentilles

Contre l'amour fort

Pauvres humains qui grappillent

Aux râteliers morts

Dormir sa vie comme on dort ses nuits

Apeuré de tout et de soi d'abord

Engourdir sa vie comme chat endormi

Dormir sa vie assis sur le pôle Nord

Puis lever le nez

Regarder dehors

Le soleil briller

De ses rayons d'or

Réchauffer son coeur

Et bouger son corps

Oublier ses peurs

Et redevenir fort

Daniel

 

(c) 2001

 



Mercredi 11 novembre 2009

Les écueils de vie.

Tu navigues dans les écueils de mer
sur le dos d'un  pâle dauphin
et je lis dans les dessins du vent

ce poème final d’un amour fini
les maux de mort qui naîtront à l'aurore
feront plus mal que mille tortures


Les ongles de ta tristesse
gravent sur ma peau
un dernier poème d'amour
et déchirent les rêves périmés
dont s'éclaboussent nos pensées


Naufragés d’un rêve impossible
nos corps et nos vies brisés
sur les lourdes vagues de l’ennui
et mon cri tombe poussière
à tes oreilles devenues sourdes


Le vent souffle un jazz moribond

un Brubeck, un Davis ou un Coltrane
un blues dépouillé et nu
qui brûle au fond de nos cœurs asséchés
lorsque ton souffle chaud
repousse mon appel tardif


Et quand les lourdes paupières
d’une nuit enténébrée
viendront fermer le rideau

de nos vies brisées

submergées par les flots de l’oubli

tu seras encore dans ma musique

beauté tournoyante

dans une mer de poésie

plage déserte sur ma vie.

Daniel

(C) 2003



Samedi 7 novembre 2009

Qu'une note.

L'eau des champs de lumière

Qui coule de nos yeux

Comme l'eau des rivières

Chante l'Amour de Dieu

 

Nul ne voit mon visage

Ni ne connaît  ma voix

Mais veux-tu qu'une image

Vienne troubler ma Foi ?

 

La rivière lointaine

A gardé son secret

Juste un chant dit : je T'aime

Et mon Dieu existait

 

Moi, sur la partition

Je ne suis qu'une note

Un soupir, un pardon

Que la rivière emporte.

Daniel

 



Lundi 21 septembre 2009

Ensorcellement.

Je me souviens de ce temps fou

Où j’aimais trop, où j’aimais mal.

Tu fus mon maître, mon gourou,

Je brûlais comme feu de Bengale.

Je me souviens de ces poèmes

Que j’écrivais quand tu partais.

Des mots de feu, mots de carême,

Tes absences me foudroyaient.

 

Si tu sortais de ma vie,

Si tu brisais notre amour,

Je céderais à la folie,

Je partirais pour toujours.

 

J’irais brûler mon amertume

Dans le désert de mon ennui.

J’irais pleurer ma solitude

Dans les eaux mortes de l’oubli.

J’escaladerais les montagnes

Où le froid a vaincu la vie

Et j’y congèlerais mon âme

Dans le givre des coeurs meurtris.

 

J’irais cueillir les fleurs du mal

Chez tous les poètes maudits.

Je deviendrais un animal,

Un bateau ivre dans la nuit.

Et je suivrais tous les méandres

Qui ne vont pas au paradis.

J’effacerais tous les mots tendres

Des bouquins et des graffiti.

 

J’irais au bout de l’univers,

Où l’amour n’est pas inventé.

J’ensorcellerais Lucifer

Pour qu’il te traîne chez les damnés.

J’arracherais les étoiles filantes

Du firmament des amoureux

Et j’éparpillerais mes cendres

Sur la tête des gens heureux.

 

Daniel

© 1998



Jeudi 30 avril 2009

Noir poème.

Dans ce corps abîmé

Comme vieil animal

Je broutille hébété

Cette odeur du mistral

Je marche lentement

Dans la nuit  qui avance

Je cherche calmement

La douce délivrance

Puis je crie au secours

Pour  tous ceux qui ont mal

Et je dis au revoir

À l’indigne carnaval

De la vie des humains

Qui trop se désagrège

Héritant d’un destin

À l’allure d’un piège

Je bénis les années

Qui pour moi ont passé

Et je pleure à l’avenir

De ceux qui vont venir

Et je pense à celui

Qui un jour a prédit

Que ce siècle devra

En être un de l’esprit

Ou sinon qu’il verra

De l’Humain le trépas

Car de son futur las

L’homme seul s’en ira.

 

Daniel

© 2008



Mercredi 15 avril 2009

Faut pas que j'aie mal.

Écrit en juillet 1990, suite à la mort de Gerry Boulet,

à partir des titres de ses chansons.

 

Faut pas que j’aie mal.

 

Ma voix qui ne sait plus que pleurer

Hurle à ta vie, hurle à ta vie

Au moins es-tu allé retrouver

Tes amis les poètes maudits?

Quand tous les hommes vivront d’amour

Tu seras prophète jusqu’à minuit

Mets l’bon Dieu au parfum de velours

Déchire le ciel pour ta survie

 

Refrain :

 

Ça swing en haut au maximum

Ça rock en l’air comme des vrais bums

Recouds ton cœur, ton cœur d’animal

Ayoye! Ayoye! Faut pas qu’j’aie mal

 

C’est pas qu’c’est toé qui étais trop p’tit

C’est l’monde qui était pas assez grand

Vis ton dead line, frappe dans nos vies

Fais-nous d’la place, j’sais pas pour quand

Descends d’ta dune, cruze les archanges

Blues le bon Dieu, chus pas un ange

Rendez-vous doux dans quelques années

Faut pas qu’tu t’ pousses, j’ai besoin d’toé

 

Salue la Piaf, dis à Félix

Qu’on s’ennuie d’lui dans son pays

R’pose toé ben, fais d’la musique

Ou cueille l’oiseau du paradis

Y faut qu’on frappe dedans la vie

A coup d’amour, de poésie

Y faut qu’on crie à bout de bras

Qu’on rock tous nos alléluias!

Daniel

© 1990



Mardi 31 mars 2009

"RÉ" comme ressusciter.

«RÉ» comme ressusciter

 

Vaincre la mort

La mort de l'âme

Plus que survivre

Revivre

Ressusciter de ses cendres

Resurgir de nulle part

Repartir à zéro

Renaître

Ressentir

Resplendir

Retenir son courroux

Résoudre ses conflits

Restaurer ses heures

Revisiter sa pensée

Retapisser son âme

Réveiller ses sens

Revaloriser son être

Retremper son coeur

Réunir ses forces

Retrousser ses manches

Resserrer les rangs

Répondre à l'appel

Retentir ses tambours

Réagir

Respecter autrui

Rêver pour rêver

Réviser ses positions

Revendiquer le bonheur

Revêtir ses beaux habits

Retarder l'échéance

Vaincre la mort

La mort de l'âme

Plus que survivre

Renaître

Revivre

Respirer enfin

Le petit prince est revenu

Respirer enfin

Ressusciter en soi

Pour l'éternité

Et pour ce simple jour

Qui nous est donné.

 

Daniel

(C) 2000



Mardi 24 mars 2009

Les anges-disques.

Mais Dieu eut pitié
Des hommes si tristes
Il a donc créé
Les anges-disques
Chansons binaires
Et virtuels airs
Qui tournent en jazz
Ou en soul music
Pleins de grâce
Si mélancoliques
Sous leur allure exotique
Aux dessous vaporeux
Ils ondulent cathodiques
Mémoires informatiques
Aux sourires brumeux
Mystérieux logiciels
Qui promettent le ciel
Courriels prometteurs
Gospels enjôleurs
Décibels assomants
Chapelle des déments
Je regarde mon écran
De lui seul je dépends.
 
Daniel
(c) 1998 


 



Dimanche 8 mars 2009

Viens printemps!

Allez, viens printemps

Égayer nos jours

Guérir la morosité

Qui nous habite et nous hante

Viens déglacer nos âmes

Faire monter en nous

Ta sève bienfaisante

Viens dorer notre peau

Et nos vies

De tes doux rayons d'espoir

Laisse bourgeonner

L'envie d'une passion

Fais fondre cette glace

Qui s'est incrustée

Au fil des jours

Fais-nous revivre

Comme vie nouvelle

Viens printemps

Il est grand temps...

Daniel

(c) 2001

 



Samedi 7 mars 2009

Poème pour une femme seule.

Je sais que tu as mal à ta vie

Que souvent, tu frôles la folie

Alors, ton coeur s'emballe

Et tu dérailles

Ton amour est parti

Vers d'autres cieux

Vers d'autres lieux

Et tu gémis

Contre la vie

Quand tu es triste

Cela m'attriste

Et quand tu pleures

C'est moi qui meurs

Tu fuis le monde

Dans cette immonde

Poudre de rêve

Et moi j'en crève

Sors de ta nuit

Sors de ton lit

Il n'est plus là

Parti là-bas

Vers d'autres cieux

Vers d'autres lieux

Regarde ici

Et vois, j'y suis.

 

XOX

Daniel

© 1998



Mercredi 25 février 2009

L'unique lumière.

Traverser des mondes de fureur

Raviver l’esprit qui se meurt

Courir là-bas à perte d’âme

Vers ce point qui me réclame

Avancer sur un tapis roulant

Qui va plus vite que le vent

Tourbillon où se perd souvent

Le temps qui accélère

Ouragan peuplé de misères

Qui s’accumulent au gré des ans

Gnose de ceux qui savent

Entraver les épaves

Qui avancent vers l’arrière

Qui reculent vers l’avant

Longue fuite vers ce point

Du bout des misères

Et je vais vers ce point

Vers l’unique Lumière

 

Daniel

© 1998



Jeudi 19 février 2009

Vaines inquiétudes.

Pourquoi ce mal de vivre

Ce mal d'aimer qui nous dévore?

Pourquoi un amour mort

Peut-il autant nous asservir?

Pourquoi nous attacher à qui ne s'attache pas?

Pourquoi aimer qui ne nous aime pas?

Tant d'inquiétude contre tant d'indifférence

Tant de lassitude à souffrir de l'attente

Espérer un mot qui ne viendra pas

Vouloir pour qui ne veut pas

Se prendre pour celui qu'on apprécie

Comprendre et devenir plus réfléchi

Et retourner dans son seul monde à soi

Ce monde où les humains se voient.

 

Daniel

 © 1998

 



Lundi 26 janvier 2009

Ces doigts crispés.

Amnistie international, tout comme l'ACAT (Action des Chrétiens pour l'abolition de la torture) ou l'Organisation mondiale contre la torture sont là pour aider ceux et celles qui, dans leur pays ou ailleurs, subissent l'enlèvement par les forces de l'ordre ou par des escouades paramilitaires, des emprisonnements en lieux inconnus, le non-respect de leurs droits fondamentaux, la torture, les menaces d'exécution sans procès véritable ou risquent la peine de mort après procès.

J’ai écrit ces paroles d’un gospel sur lequel ma fille avait mis une musique il y a déjà 10 ans. Je vous l'offre aujourd'hui, en pensant à nos frères et soeurs lointains, mais aussi à celles et ceux qui ont subi des sévices dans leur vie, et qui sont tout près de nous. Malheureusement, vous ne pouvez en entendre la musique:

 

Ces doigts crispés

Sur des barreaux rouillés

Ce visage émacié

Ces yeux effrayés

Est-ce bien toi mon frère

Qui supporte ces misères?

Qu'as-tu fait mon frère

Pour mériter ça?

Pourquoi?

 

Ta main tendue

Espère être secourue

Cette cage exiguë

T'a presque vaincu

Est-ce bien toi mon frère

Qui subis cet enfer?

Qu'as-tu fait mon frère

Pour mériter ça?

Pourquoi?

 

Tous tes amis

De par le monde entier

Font ce qu'il faut

Font ce qu'il faut

Tous tes amis

De par le monde entier

Font ce qu'il faut

Pour ouvrir ton cachot

 

Tous tes parents

Vivent dans le tourment

C'est en vain qu'ils dénoncent

Ces questions sans réponse

Tiens le coup mon frère

Ils font ce qu'il faut faire

T'en fais pas mon frère

Nous entendons leur voix

Pour toi

 

Tous tes amis

De par le monde entier

Font ce qu'il faut

Font ce qu'il faut

Tous tes amis

De par le monde entier

Font ce qu'il faut

Pour ouvrir ton cachot

 

 Daniel

© 1998

 

 

 

 



Mercredi 14 janvier 2009

Le long hiver.

Comme si de rien n'était, je remets ce poème que j'ai écrit depuis un certain temps déjà. La forme et les mots peuvent parfois paraître drôles, mais je pense que tout cela porte à la réflexion et n'est pas drôle du tout pour nos itinérants.

Le nez collé dans la vitrine

D'un vieux Café de la Catherine

J'r'garde passer l'hiver, c'est long

Quand on n'est pas dans son salon

Quand on n'est pas dans son salon

J'me rappelle même plus si j'patine

J'ai jamais fait d'taxi-bottines

J'fais pas d'snow board

J'ai pus d'skis d'fond

Je r'garde passer l'hiver, c'est long

Va donc t'faire voir à Djibouti

Ou à queq part en Orient

Icitte, t'as rien que des ennemis

Pis ils t'haïssent en sacrament

Pis ils t'haïssent en sacrament

Même les scrappers savent pus quoi faire

Toutes les souffleuses sont essoufflées

Pis les niaiseux qui crachent en l'air

Ont pus peur d'le r'cevoir su' l'nez

Ont pus peur d'le r'cevoir su' l'nez

J' m'ennuie d'la pluie, j'm'ennuie d'l'automne

M'semble que j'serais un autre homme

Si j'pouvais boire une bonne grosse Mol

Sur la terrasse d'la Vieille École

Sur la terrasse d'la Vieille École

Arrête de m'dire que j'suis croulant

Arrête d m'dire que j'ai pus d'gutts

J'voudrais m'asseoir seul sur un banc

Pis garrocher toutes mes peanuts

Aux p'tits écureuils du Carré

Qui ont tout leur temps à m'donner

Maudit hiver qu'il va être long

Quand on n'est pas dans son salon

Maudit hiver qu'il va être long

Pis moé j'en n'ai même pas d'salon.

 

Daniel

© 1998




Mardi 13 janvier 2009

Vers l'unique lumière.

Traverser des mondes de fureur

Raviver l’esprit qui se meurt

Courir là-bas à perte d’âme

Vers ce point qui me réclame

Avancer sur un tapis roulant

Qui va plus vite que le vent

Tourbillon où se perd souvent

Le temps qui accélère

Ouragan peuplé de misères

Qui s’accumulent au gré des ans

Gnose de ceux qui savent

Entraver les épaves

Qui avancent vers l’arrière

Qui reculent vers l’avant

Longue fuite vers ce point

Du bout des misères

Et je vais vers ce point

Vers l’unique Lumière

 

Daniel

© 1998

 



Dimanche 11 janvier 2009

Dormir sa vie.

Dormir sa vie

 Dormir sa vie comme on dort ses nuits

Apeuré de tout et de soi d'abord

Engourdir sa vie comme chat endormi

Dormir sa vie quand l'amour est mort

Vivoter et non vivre

C'est le lot des meurtris

Vivoter et non vivre

Tombé en léthargie

Dans son enfer enfoui

Entre deux parenthèses

En attendant que la vie

Enfin nous apaise

Dormir sa vie comme on dort ses nuits

Apeuré de tout et de soi d'abord

Engourdir sa vie comme chat endormi

Dormir sa vie en pleurant sur son sort

Geler sa vie

Comme cerveau mort

Qui distille l'ennui

Et refuse ses torts

Échanger un plat de lentilles

Contre l'amour fort

Pauvres humains qui grappillent

Aux râteliers morts

Dormir sa vie comme on dort ses nuits

Apeuré de tout et de soi d'abord

Engourdir sa vie comme chat endormi

Dormir sa vie assis sur le pôle Nord

Puis lever le nez

Regarder dehors

Le soleil briller

De ses rayons d'or

Réchauffer son coeur

Et bouger son corps

Oublier ses peurs

Et redevenir fort.

 

Daniel 

(c)2001

 



Mercredi 31 décembre 2008

En cet instant...

En cet instant dans le monde

Un vieillard se meurt

Simple question de secondes

Et s'effaceront ses peurs

En cet instant dans le monde

Un enfant naissant pleure

Il verra que la terre est ronde

Tout comme le ventre porteur

En cet instant dans le monde

Se taisent tous les canons

Et vive une paix profonde

Que dorment enfin nos maisons!

En cet instant dans le monde

Deux jeunes rencontrent l'amour

Ils n'ont pour seuls bagages

Que leur coeur de velours

En cet instant dans le monde

Tant de choses se passent

Et dire que chaque seconde

Est un cadeau qui s'efface

 

Daniel

 

© 1999 Daniel.

 



Samedi 27 décembre 2008

En cette année qui vient...

«RÉ» comme ressusciter

 

Vaincre la mort

La mort de l'âme

Plus que survivre

Revivre

Ressusciter de ses cendres

Resurgir de nulle part

Repartir à zéro

Renaître

Ressentir

Resplendir

Retenir son courroux

Résoudre ses conflits

Restaurer ses heures

Revisiter sa pensée

Retapisser son âme

Réveiller ses sens

Revaloriser son être

Retremper son coeur

Réunir ses forces

Retrousser ses manches

Resserrer les rangs

Répondre à l'appel

Retentir ses tambours

Réagir

Rêver pour rêver

Réviser ses positions

Revendiquer le bonheur

Revêtir ses beaux habits

Retarder l'échéance

Vaincre la mort

La mort de l'âme

Plus que survivre

Renaître

Revivre

Respirer enfin

Le petit prince est revenu

Le Roi des rois est de retour

Respirer enfin

Ressusciter en soi

Pour l’éternité

 

Daniel

©2001

 


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