Comme un grand livre ouvert. - Critique de films.




Vendredi 01 août 2008

"Témoin sous surveillance", version français du film "Witness"

Comme je suis pas mal dans le monde des Amish de ce temps-ci, voici mon appréciation du film « Témoins sous surveillance », version française de « Witness » réalisé par Peter Weir et dont les principaux acteurs sont Harrison Ford et la belle Kelly MacGillis. Ce film est sorti en 1985.

Résumé :

Rachel (Kelly MacGillis) vient de perdre son mari. Elle et Samuel son jeune fils, tous deux membres de la communauté Amish, descendants directs d'une secte anabaptiste allemande fondée au XVIe siècle, décident de prendre quelques jours de repos dans sa famille, installée à Baltimore. A la gare de Philadelphie, Rachel et son fils attendent leur train. Dans les toilettes, Samuel est le témoin d'un meurtre !

John Book (Harrison Ford), l'inspecteur chargé de l'enquête, héberge Samuel et sa mère chez Elaine, sa sœur. Le lendemain, au bureau de police, le jeune témoin reconnaît le coupable sur la une d'un journal... c'est un officier du bureau des narcotiques, McFee (Dennis Glover).

Book dévoile ses informations à Schaeffer, son supérieur, qui lui demande de garder le secret. Le lendemain, John Book est grièvement blessé par McFee. Devant le danger, il amène Rachel et Samuel dans sa voiture; un seul refuge... la communauté Amish. Book est soigné par les membres de la communauté. Il en découvre le mode de vie, pacifique et anachronique. Certains liens le rapprochent désormais de Rachel... malgré la jalousie d'un prétendant Amish, Daniel Hochleitner.

Seul, John Book élimine deux des trois hommes venus à sa rencontre, dont McFee, et parvient à faire entendre raison à Schaeffer, devant tous les hommes de la communauté.

Bien sûr, des sentiments amoureux voient le jour entre Rachel et John; mais je n’en dirai pas plus.

 

Mon évaluation :

Ce film est excellent et plein de rebondissements. Les images et la musique y sont merveilleuses. Le scénario se veut original et la mise en scène géniale. Les acteurs sont excellents même si ici, je mettrais une bémol sur le choix et le jeu de Kelly Mac Gillis. En effet, elle qui est déjà très belle, montre une attitude peu réaliste parce que trop ouverte face à l’inspecteur Book joué par Harrison Ford. Je ne crois sincèrement pas qu’une femme Amish qui par définition, a eu très peu de contacts avec des hommes de l’extérieur de la communauté, se prête à un tel niveau de flirt et se montre aussi ouverte. En tout cas, c’est ce que je crois. Note : 8,5 sur 10.

Daniel



Dimanche 30 mars 2008

Le film "Mon meilleur ami".

 

Moi qui ne suis pas un grand fervent des films français trop bavards, j'ai tout de même suivi la suggestion de ma fille et j'ai loué le film "Mon meilleur ami", avec Daniel Auteuil et Dany Boone. Cette comédie tendre et non bavarde est un vrai petit chef d'oeuvre. Elle m'a fait rire, réfléchir et presque monté les larmes. Voici le synopsis:

François est un marchand d'art et d'antiquités. Il est égocentrique, imbu de lui-même et n'a certes pas d'amis, de vrais. Il achète dans un encan un vase antique très cher et s'en va dîner avec un groupe de connaissances d'affaires, incluant son associée. Elle lui "garroche" devant tout le monde qu'il n'a aucun ami, compte tenu de qui il est et elle lui lance un défi de lui présenter son meilleur ami dans un délai de dix jours. Il n'en revient pas, dit qu'il a plein d'amis, etc. Il fait une liste de ceux qu'ils pensent être ses amis. Il en approche même maladroitement quelques-uns qui lui rient presque dans la face en lui disant qu'il n'est certes pas un véritable ami, rien d'autre qu'une connaissance, sans plus.

Il rencontre alors un chauffeur de taxi joviale et aimant la vie et les gens. Il lui demande de lui donner des leçons pour réussir à se faire des amis. Il échoue tous les tests évidemment. Mais ce chauffeur de taxi semble devenir un véritable ami; sauf que son but à lui, François, est uniquement de gagner sa gageure face à son associée. Le chauffeur de taxi apprend que c'est une manipulation extrême et s'en va en furie. C'est alors que l'on peut voir si ce début d'amitié pourra revivre d'une façon que je ne vous dis pas ici.

Mon évaluation: j'ai adoré ce film à base d'humour, de psychologie et de philosophie. Dans le fond, ça nous dit que l'amitié véritable est plus que rare et que ceux que nous appelons nos amis n'en sont pas vraiment, ne seraient pas vraiment prêts à faire n'importe quoi pour nous. J'ai souvent vécu cela dans ma vie, avoir des gens soi disant très proches de moi mais qui ont soudainement disparu de ma vie, comme ça, sans raison. C'est un peu l'histoire du Petit Prince et du renard, une question d'apprivoiser un autre être et de devenir unique pour lui, ceci, pour le reste de nos jours. Ah, j'oubliais! le jeu des acteurs est excellent. D'auteuil et Boone y sont très touchants dans leur rôle. Durée: 1 heure 34, sorti en 2006. J'évalue à 8,5 sur 10 et je vous le recommande fortement.

Daniel



Vendredi 28 mars 2008

Le film "L'audition".

Louis, 40 ans, est un collecteur de dettes, si vous préférez, il est payé pour brutaliser ceux qui ne paient pas leurs dettes à la pègre. Il a toujours eu un rêve, celui de devenir acteur. A un certain moment, il devient incapable de continuer à brutaliser les gens. Par l'entremise d'une cousine, il est invité à passer une audition pour une scène bien spécifique et touchante : il s'agit du dernier message que laisse un père à son fils, le tout sur cassette vidéo. Il répète la scène en secret, sans même en parler à sa blonde Suzie.

Cette dernière cache aussi quelque chose : elle est enceinte de Louis. Mais compte tenu du genre de vie qu'il mène, elle ne sait pas si elle veut élever son enfant avec ce chum brutal. Mais les deux drames trouvent une conclusion heureuse : Louis passera l'audition avec succès et Suzie restera avec son amoureux pour fonder une famille. Mais son passé violent finira-t-il par rattraper Louis?

Critique: je suis époustouflé par les qualités de ce film réalisé par Luc Picard qui y joue aussi le rôle principale. Les autres acteurs sont: Suzanne Clément, Alexis Martin, Denis Bernard, Julie McClemens, Marie-France Lambert et Robert Lepage. Je ne suis habituellement pas un amateur de films québécois, mais je dois avouer que celui-ci m'a tenu en haleine du début à la fin. Le jeu des acteurs y est merveilleux, malgré les sacres inhérents à tout bon film québécois et qui me fatiguent un peu. La fin est inattendue et d'une poignante réalité. Picard dédie ce film à son fils et je suis encore surpris de ce scénario qu'il a écrit. En fait, il a tout fait dans ce film.

Bravo à Luc Picard pour la réalisation de ce film et pour sa façon de tenir son rôle. J'évalue à 9 sur 10. A louer absolument!

Daniel



Mercredi 26 mars 2008

Le film "Un miracle pour Ralph".

Voici un film du Canada anglais ayant pour titre original "Saint Ralph". Synopsis: nous sommes en 1954. Ralph a 14 ans et est un étudiant quelque peu turbulent. Il est orphelin de père et sa mère est malade. Elle tombe éventuellement dans le coma et le pronostic des médecins n'est pas bon du tout. En fait, ils disent que seul un miracle pourrait la sauver. "Bon, s'il faut un miracle, je vais en faire un" de se dire le jeune Ralph.

Il est alors admis dans l'équipe de course à pieds de son collège. Et malgré son petit gabarit et son manque de forme, il finit par gagner plusieurs courses qui risquent de le mener jusqu'au marathon de Boston. Réussira-t-il ce miracle qui ferait sortir sa mère du coma et revenir à la vie?

Bon, il s'agit évidemment d'un film pour toute la famille. A part Vincent Pinsent, je ne connaissais aucun acteur canadien dans la distribution. Ouais, encore une fois, les deux solitudes...

Bon, ce petit film sans prétention, qui ressemble à un conte de fée, est bien "cute" à regarder, sans plus. Le jeu des acteurs n'est pas très réussi, à mon avis. Mais si le côté dramatique du film a tourné un peu vitement dans l'invraisemblance, le côté comique de ce jeune ado aux prises avec plein de péchés de "chasteté" dans ce sévère collège catholique, m'a rappelé des moments de mon adolescence chez les curés, où mes pensées étaient aussi pour le moins impures; ce qui m'a bien fait rire... 

Mon évaluation de ce film se situe à 6,5 sur 10.

Daniel



Vendredi 21 mars 2008

Le film "Vers l'inconnu" ("Into the Wild").

Quel bizarre de film j'ai visionné hier soir! Son titre est "Vers l'inconnu", version française de "Into the wild". Ce film de Sean Penn a comme acteurs Emile Hirsch, Vince Vaugh, Marcia Gay Harden, William Hurt, Catherine Keener, Kristen Stewart et Zach Galifianakis. Il est d'une durée de 2h 28 et est sorti au Québec en 2007.

J'ai trouvé qu'il a quelques longueurs. Il est en fait une réflexion philosophique d'un jeune homme de 23 ans qui, suite à ses études universitaires, quitte sa famille pour aller bourlinguer seul du sud-ouest au nord-ouest des États-Unis, jusqu'en Alaska. Ce jeune est révolté des mensonges de ses parents, à lui comme à sa soeur. Il disparaît comme ça, tout d'un coup, juste après sa graduation, au grand désespoir de sa famille qui attend son retour dans une souffrance extrême. Mais ce jeune homme a besoin de solitude pour se retrouver, sans se voir obligé de toujours recevoir une foule de biens matériels de la part de ses parents qui dans le fond, essaient d'acheter son amour.

Rendu en Alaska, il squatte un vieil autobus et il la trouve moins drôle quand il se voit incapable de prendre la route du retour à cause de la force du courant d'une rivière. Il dit que la nature l'a piégé mais il s'est bien piégé lui-même, en n'écoutant pas les conseils de vieux sages rencontrés sur sa route vers le grand Nord. A ma grande surprise, j'ai appris à la fin du film, qu'il s'agit d'un fait vécu.

J'ai lu plusieurs évaluations sur les sites de cinéma et en général, elles sont très bonnes. C'est vrai que les images sont magnifiques et que les acteurs, surtout le principal acteur, jouent avec une justesse inouïe, au point que la vedette du film s'est fait maigrir d'une façon incroyable pour jouer la portion finale du film, Mais malgré les belles leçons de vie présentées dans ce film, je l'ai trouvé à la fin, noir comme ce n'est pas possible. Si vous voulez vous payer un début de déprime, louez ce film auquel je mets tout de même un 7 sur 10.

Daniel



Jeudi 20 mars 2008

Le film "Terre d'abondance".

Version du film américain « Land on plenty » sorti en 2004, ce drame psychologique de Wim Wenders a comme acteurs principaux, des inconnus pour moi, soit Michelle Williams, John Diehl, Richard Edson, etc. Paul est vétéran de la guerre du Vietnam et a des problèmes psychologiques de type paranoïaque. Les événements de septembre 2001, soit l’attaque du World Trade Center, ses démons et ses peurs ont resurgi. Il sent le besoin de défendre l’Amérque qui, selon lui, est en état de guerre perpétuelle. Il passe son temps à se promener dans les rues de Los Angeles, dans une vieille camionnette équipée de micros et de caméras qu’il braque sur tout le monde, surtout ceux qui ont l’air arabe. Lana est une jeune fille de 20 ans, profondément croyante, qui a passé sa vie en Afrique et ailleurs, car son père est missionnaire. Elle revient aux USA, porteuse d’une lettre de sa mère devant être reprise à son frère, soit son oncle qu’elle connaît peu, ce même Paul, vétéran de la guerre du Vietnam. Elle s’engage dans une mission catholique venant en aide aux sans-abris, tout en cherchant cet oncle très spécial. Le film raconte la façon que ces deux personnes ont prise pour se rapprocher l’une de l’autre.

Mon évaluation est à l’effet que ce film parfois lent est un peu « mêlant ». A un certain moment, je me suis demandé si c’était un drame ou une comédie, quand je voyais l’oncle ancien soldat affublé comme s’il se battait au Vietnam. Mais je retiens tout de même que certains Américains sont terriblement blessés et choqués par l’attaque subie en 2001, en plus d’être conscients qu’ils sont détestés partout dans le monde. Une phrase dite par la jeune fille à son oncle est restée gravée dans mon oreille, alors qu’ils se trouvent devant Ground Zero à New York : « Tu sais, mon oncle, j’ai parfois l’impression d’entendre les voix des 3000 morts du World Trade Center qui nous disent : « Cessez de tuer en notre nom, ce n’est pas ce que nous voulons. » »

J’espère que Bush a vu ou verra ce film auquel je donne la note de 7 sur 10.

Daniel



Jeudi 13 mars 2008

Le film "Le silence".

Le film "Les silence" est la traduction de "The quiet" avec Elisha Cuthbert (la fille de Jack Bauer dans "24 heures chrono") qui joue le rôle de Nina Deer, une jeune ado un peu écervelée qui réagit à l'arrivée chez elle de Dot, la filleule de ses parents qui est sourde et muette et qui est orpheline suite au décès accidentel de son père, sa mère étant morte alors qu'elle n'avait que sept ans. Des choses graves et inavouables se passent dans cette famille : la mère se drogue légalement et le père a de drôles de comportements envers sa fille Nina. Tout le monde semble avoir des choses à cacher, même Dot, cette jeune fille retirée qui n’entend pas et ne parle pas. Nina découvrira des choses intéressantes à son sujet. Elisha Cuthbert et Camilla Belle jouent de façon grandiose dans ce film.

Voici un drame rempli de tensions psychologiques comme je les aime beaucoup. Je dirai donc que c’est un excellent film. Au niveau technique, j’aime moins la forme d’éclairage qui nous laisse à penser qu’il y a toujours comme un voile de fumée (des contre-jours sûrement) dans les pièces de la maison. Ce manque de clarté veut sûrement symboliser le manque de clarté dans la relation entre les gens en interaction dans ce film. Mon évaluation ira à 8,5 sur 10. Fortement conseillé, si vous voulez louer un film sans violence ou presque (dépendamment de ce que l'on entend par violence) qui met en jeu des acteurs et des situations douteuses mais très réalistes. Les dimensions morales du film ne sont pas à dédaigner.

 

Daniel



Lundi 10 mars 2008

Le film "Le diamant de sang".

Traduction de « the blood diamond », Voici un excellent film, tout ce qu’il y a de plus frappant, choquant, désarmant, blessant et encore et encore. Je n’ai jamais vu un film aussi violent; mais ce qui choque, c’est que ce film est la réalité de ce qui se passe encore aujourd’hui. « Le diamant de sang » nous apprend qu’au début des années 90, au Sierra leone, un mercenaire qui veut s’emparer d’un rare et précieux diamant et une journaliste amécicaine aident un pêcheur à retrouver son fils enlevé par le chef d’un groupe de rebelles et amené à tuer, comme tous ces enfants-soldats qui existent encore en masse en afrique.

Ce film sorti en 2006, d’une durée de 2h20 a comme vedettes, Leonrado di caprio et Djimon Hounsou. ce dernier, interprète son rôle de façon plus que convaincante et Di caprio nous montre simplement l’immense acteur qu’il est.

Je suis encore sous le choc des images de ce film. D’abord, des images de violence incroyables mais bien réelles et ensuite, de merveilleuses images nous montrant la beauté sauvage de l’afrique.

Il s’agit d’un film qu’il fallait faire pour que les écoeuranteries des grands diamantaires et des armées de fortune soient montrées au grand jour. Ainsi, dans ces pays d’afrique remplis de richesses naturelles, dont les diamants, on fomente des troubles, et ensuite, on fournit des armes au guerrier comme paiement des diamants ou autres. On sort ces diamants en douce, vers le liberia (dans ce cas-ci), pays qui ne produit même pas de diamants et on les exporte de là vers l’occident. Puis on mélange les diamants de la guerre et du sang avec ceux exportés légalement. Et les grands diamantaires sont en-dessous de tout cela. J’ai eu de la difficulté à regarder certaines scènes violentes ou touchantes, surtout ces enfants de 9 à 16 ans à qui on montre à tuer comme si de rien n’était. Dégueulasse!

Parce qu’il fallait faire un tel film, je l’évalue à 9 sur 10. les articles sortis par la journaliste en question ont provoqué des enquêtes et des procès et il est maintenant défendu d’aller chercher des diamants par des moyens guerriers et par la fourniture illégale d’armes aux belligérants africains. Mais on nous dit à la fin du film que ça se fait encore...

 

Daniel



Samedi 08 mars 2008

Le film "Le gardien". (The Guardian).

Version française de "The Guardian", ce drame militaire étatsunien du réalisateur Andrew Davis, d'une durée de plus de 2 heures est sorti en 2006. Les principaux acteurs en sont Kevin Costner et Ashton Kutcher, deux excellents acteurs, quant à moi. Voici le résumé du film: Ben Randall (Costner) ne pense qu'à son travail de sauveteur comme membre de la garde côtière des USA. Il néglige sa femme qui décide de le quitter. Puis, comble de malheur, tous les membres de son équipe périssent durant un sauvetage en mer. Ben remet alors sa démission qui lui est refusée. Son patron préfère l'envoyer comme instructeur aurprès des sauveteurs recrues de la garde-côtière, compte tenu de sa feuille de route plus qu'impressionnante. Il a des façons assez saugrenues d'entraîner ses nouveaux élèves. Il identifiera une recrue nommée Fisher, (Kutcher) qui a un talent fou, qui est un ancien champion de natation et qui ne cherche qu'à battre des records. Il le prendra sous son aile, car je crois qu'il se voit en lui et qu'il a bien compris les raisons qui l'amènent à devenir sauveteur.

Ce film est selon moi, excellent. Il nous montre enfin un service étatsunien qui, au lieu d'aller tuer des gens, existe pour les sauver. Le jeu des acteurs est très bon et les images de sauvetages sont foudroyantes et prenantes. La fin est plus que réaliste et si elle ne vous fait pas verser une petite larme, elle risque de vous faire passer quelques tours de battements de votre coeur,

Mon évaluation: drame d'action fortement conseillé: 9 sur 10.

Daniel



Jeudi 06 mars 2008

Le film "Déjà vu".

Avec Denzel Washington et la belle Paula Patton. Ce film sorti en 2006 n’est pas a priori mon genre de film mais je dois dire qu’il m’a tenu en haleine pendant les 2h10min qu’il dure. Voici le synopsis du film : alors qu'il enquête sur l'explosion d'une bombe sur un ferry à la Nouvelle Orléans, l'agent Doug Carlin se voit enrôlé au sein d'une nouvelle cellule du FBI ayant accès à un appareil gouvernemental top secret permettant d'ouvrir une "fenêtre sur le temps", et ainsi de retrouver les preuves nécessaires à l'arrestation d'importants criminels. Cette fenêtre permet d'observer des évènements dans le passé s'étant déroulés quatre jours, six heures et quelques minutes auparavant... pas une de plus, pas une de moins.
Durant son investigation, Doug va découvrir que ce que la plupart des gens pensent n'être qu'un effet de leur mémoire est en fait un don bien plus précieux, une force qui le mènera vers une course contre la montre pour sauver des centaines d'innocents.

Denzel Washington est un de mes acteurs préférés et Paula Patton, une inconnue pour moi, est une femme d’une beauté rare et une excellente actrice. Je dois dire que si j’ai choisi ce film, c’est surtout à cause de Denzel. Bon, durant la première partie du film, j’ai vraiment été séduit par l’action et par les arrangements spéciaux nous montrant un traversier rempli de monde qui explose. Durant la seconde moitié, on en entré dans la science-fiction et j’ai eu un peu de difficulté avec la machine qui voyage dans le temps. Mais l’histoire est bien fignolée et je me suis tout de même laissé prendre au film. Comme ce n’est pas mon genre de film, je vais l’évaluer à 6,5 sur 10.

Daniel



Mercredi 05 mars 2008

"Chronique d'un scandale", le film.

 

Il y a quelques jours, j’ai visionné un merveilleux film intitulé « Chronique d’un scandale », traduction de « Notes on a Scandal ». Ce film britannique sorti en 2007 est une réalisation de Richard Eyre, avec Judi Dench et Cate Blanchett comme vedettes. Il s’agit d’un drame d’une durée de 1h30.

Voici l’histoire : le tout débute dans un collège londonien où une vieille enseignante au bord de la retraite, (Judi Dench) n’en a que pour son travail, son chat et son journal intime. Arrive une nouvelle enseignante beaucoup plus jeune, jolie et à l’allure un peu délurée (Cate Blanchett). Elles se lient d’amitié assez rapidement. La vieille dame est souvent invitée chez son amie qu’elle découvre mariée avec un homme plus vieux. Elle a aussi deux enfants dont un trisomique.

Mais voilà que la vieille enseignante prend son amie en flagrant délit grave et criminel. Elle accepte de ne pas révéler le tout aux autorités, à condition que sa jeune amie cesse immédiatement ses activités immorales. Mais la vieille dame a son plan dans la tête et on devine ce qu’il est, au fur et à mesure qu’avance le film. Le tout se termine de façon dramatique et inattendue et puis, on se rend compte que l’histoire est un éternel recommencement. Je n’en dirai pas plus.

Ce film  n'est pas loin du chef-d’œuvre, selon moi. Le jeu des deux actrices principales est parmi ce que j’ai vu de mieux à ce jour. Ce n’est pas pour rien que toutes les deux ont été nominées aux Oscars 2007. Il s’agit d’un jeu de ping-pong infernal où la concentration et les émotions dans le jeu de ces deux actrices sont palpables à chaque seconde. L’histoire est réaliste et ne fait pas dans la caricature. On y parle sérieusement de solitude, de refoulement des sentiments amoureux et de profonde jalousie. À voir sans faute! Mon évaluation : 8,5 sur 10.

Daniel



Dimanche 02 mars 2008

Pilules et smarties: "Le Québec sur ordonnance".

 

Hier, j'ai loué le documentaire "Québec sur ordonnance" de Paul Arcand. Moi qui dois prendre pas mal de "pinunes", j'ai adoré ce film qui nous montre toute la magouille qui existe entre le gouvernement, les grandes compagnies pharmaceutiques, certains médecins et pharmaciens, etc. Imaginez avoir fait une crise de goutte très douloureuse au pied droit qui vous a tenu une semaine en béquilles, parce que votre médecin vous donnait un diurétique depuis trop longtemps et que ce diurétique a débalancé le taux d'azote (acide urique) dans votre sang, ce qui provoqua cette crise. Et pour soigner ladite crise, ça prend d'autres pinunes et l'argent continue à être empoché.

Mais tout de même, si vous êtes affublés d'une maladie dite chronique ou si vous êtes dans mes âges et plus, connaissez-vous beaucoup de médecins qui ont cette tendance à revoir tous vos médicaments à chaque visite, afin de les diminuer le plus possible et le plus vite possible? Moi, je n'en connais pas.

Les médecins sont ciblés, évalués légalement par une compagnie qui vend ces infos aux pharmaceutiques. Celles-ci savent de D1 à D10 si tel médecin est un bon prescripteur de leurs produits. Si oui, plein de privilèges arrivent jusqu'à lui, comme lui payer des congrès internationaux, etc.

Par contre, le temps que les compagnies fabriquant les médicaments originaux s'occupent des médecins, celles qui fabriquent des génériques prennent soin des pharmaciens, avec de très beaux cadeaux "au mérite" aussi. Et encore, les anciens adjoints des ministres de la santé s'en vont travailler dans les pharmaceutiques. Eux  qui connaissent par coeur les rouages du système, reviennent voir les élus qu'ils connaissent très bien, comme lobbyistes parlementaires, au profit d'une grosse compagnie qui les emploie dorénavant.

Mais celle que j'ai trouvée la meilleure est celle-ci: si une compagnie fabrique un médicament pour un cas particulier, disons un enfant très hyperactif, son but n'est pas de faire de la recherche pour soigner d'autres maladies mais de faire de la recherche pour que ce médicament pour enfants très hyperactifs étendent son action sur d'autres diagnostics, tels léger déficit de l'attention, agressivité à l'école, etc. On change juste un peu l'apparence du "nouveau médicament", on le vend un peu plus cher et voilà! On étend à plus de "malades" la formule chimique qu'on a trouvée. Ça a coûté cher de trouver cette formule chimique, donc il faut la rentabiliser au maximum en la donnant au plus grand nombre de personnes...

Voilà un peu de ce que nous apprend ce documentaire très instructif. Il s'agit d'un film qu'il faut absolument voir. Les Québécois mangent des "pinunes" comme si c'étaient des smarties. Et comme la vie va vite, on veut être soulagé immédiatement, comme par miracle, parce que la douleur n'a pas bonne presse.

Et durant ce temps, au-dessus de nos têtes, des distributeurs estampillés par la loi tenue par leurs petits copains de la patente, fabriquent leurs drogues, contrôle les prescripteurs et les vendeurs et font de nous des zombis apeurés qui n'osent surtout pas demander à leur médecin: "Coudonc, docteur Welby, es-tu sûr que je suis obligé de prendre toute c'te cochonnerie pour le restant de mes jours?" Mais attention, il y a des cas, comme le mien, où il faut prendre des médicaments. C'est contre le système et l'abus que parle ce film et que n'en ai. J'évalue à 9 sur 10.

Daniel



Jeudi 28 février 2008

"Mystic River", le film.

                         

Je suis tout simplement sidéré. Je n’ai jamais vu un roman aussi bien rendu dans un film. Vraiment, l’un est aussi bon que l’autre. Ça fait toujours bizarre de voir le film quand on vient tout juste de lire le roman d’origine. Je ne répéterai pas l’histoire de ce polar psychologique porté à l’écran, puisque je viens de décrire le roman de Dennis Lehane, lui-même.

Le film réalisé par Clint Eastwood est sorti en octobre 2003. Les merveilleux acteurs qui sont de la distribution sont Sean Penn, Kevin Bacon, Tim Robbins, Eli Wallach, Tom Guiry, Spencer Treat Clark, Laurence Fishburne, Marcia Gay Harden, etc. Le jeu de ces acteurs est merveilleux et je donne la palme du meilleur acteur selon moi, à Tim Robbins dans le rôle de Dave Boyle, mais Sean Penn y est aussi incroyable. Voici ce qu’écrit Jean Roy dans l’Humanité : « Le style du film relève du grand cinéma de prose. L'écriture est parfaitement maîtrisée, la ville de Boston remarquablement filmée à l'aide de nombreux plans aériens comme autant de réminiscences d'une immanence divine qui renverrait au titre, les comédiens parfaits, parmi lesquels Sean Penn époustouflant »

Je mets aussi un 9 sur 10 pour le film et je le vous recommande au plus haut point. Il faut tout de même savoir que même si le film est très dur, il est d’un réalisme à faire dresser le poil sur les bras. Ce film est plus qu'un simple polar; il est une analyse psychosociale complète d'un quartier de Boston. Mais on sait que ce genre de quartier existe dans toutes les grandes villes...

 

Daniel



Mardi 26 février 2008

Le film "Gone Baby Gone".

 

Hier soir, nous avons loué un très bon film, sur recommandation de notre fille G. Nous nous installons, commençons à le regarder et je sens comme une atmosphère de déjà-vu, comme disent si bien les Anglais. Le titre du film est « Gone Baby gone ». Réalisé par Ben Affleck, les principaux acteurs en sont son jeune frère Casey Affleck, Michelle Monaghan, Morgan Freeman, Ed Harris. Ce film que vous avez peut-être vu est sorti en 2007. En voici le synopsis :

Dans une banlieue pauvre de Boston, la petite Amanda a disparu. (Ce qui nous rappelle quelque chose ou quelqu’un, non ?). La tante et l'oncle d’Amanda décident de faire appel à des détectives privés du coin, Patrick Kenzie et Angie Gennaro qui enquêteront parallèlement à la police d’état. Patrick et Angie connaissent bien le quartier, au point de savoir que Hélène, la mère d'Amanda, est une droguée. Plus ils enquêtent, plus ils découvrent l'envers de la ville dans ce qu'il a de plus sombre. Ils s'enfoncent au-delà des mensonges et des faux-semblants, vers les secrets les plus noirs de la ville, là où règnent les dealers, les criminels et les pédophiles. Cela ne les aide pourtant pas dans leur enquête et Amanda reste introuvable. Face à la pression médiatique, Remy Bressant, un enquêteur qui ne lâche jamais, et le capitaine de police Jack Doyle vont aussi s'attaquer à l'enquête. La vérité finira par surgir, mais elle aura un prix. Chaque ville a ses secrets, chaque humain sa conscience... Et si vous voyez ce film, j’aimerais savoir ce que votre conscience vous dira de la fin de celui-ci….

Mon évaluation : vous allez trouver ceci bizarre : au début du film, je ne savais pas qu’il avait été fait d’après un roman de Dennis Lehane. Je dis à ma douce que d’après moi, ce film découle de cet auteur de thriller, puisque je suis en train de lire « Mystic River » du même auteur et que l’atmosphère glauque du film ressemble trop au polar que je lis. Et comme de fait, c’est du Lehane, auteur inconnu pour moi il y a quelques jours.

Bon, l’histoire est excellente, le jeu des acteurs aussi excellent, bien que je n'aimais pas la voix française prêtée à Casey Affleck. C’est un mélange de psychologique et de polar. Ça se passe dans une de mes villes préférées (Boston). La fin m’a laissé pantois mais dans le fond, c’est voulu. C’est au spectateur à décider si le jeune policier a pris ou non la bonne décision. J’évalue à 8 sur 10. Louez-le, ça en vaut le coup !

Bonne journée !

Daniel